Jeudi 19 novembre 2009

C’est un brillant exposé sur la laïcité que nous a offert hier soir Henri Pena-Ruiz, professeur de chaire supérieure en khâgne classique au lycée Fénelon, agrégé de philosophie, maître de conférence à l'Institut d'études politiques de Paris et essayiste français, à la salle des fêtes de Crépy-en-Laonnois.

 

Après avoir rappelé la définition exacte, c'est-à-dire déchargée des stéréotypes et idées préconçus comme l’anticléricalisme ou l’opposition de la laïcité et de la croyance, Henri Pena-Ruiz a développé sa thèse de la laïcité comme fondement de l’universalité.

Considérant la croyance comme un choix personnel n’ayant pas sa place dans la sphère publique, pas plus que l’athéisme ou l’agnosticisme, il rappela l’importance pour une république laïque comme la notre de ne pas privilégier une partie des citoyens (croyants, athées, …) au détriment d’une autre.

 

Comme tout fervent défenseur de la laïcité, il ne pu que s’indigner et se révolter des coups de boutoirs successifs du président Sarkozy contre les fondements de la république laïque en mettant en avant les croyants ou les prêtres au détriment des instituteurs (discours de Latran) et contre l’école publique laïque dont la loi Carle (renforçant la loi Debré) détourne une part de son financement pour le distribuer à l’école privée.

 

Le message important de cette soirée est de ne surtout pas laisser passer les attaques contre la laïcité sans réagir au risque d’aboutir en France comme dans d’autre pays Européens à un mélange de pseudo laïcité et de religion d’état, et de mettre l’accent sur l’information et l’éducation afin d’éliminer les idées fausses et les à priori concernant la laïcité ; Ce message est parfaitement en phase avec les idées et les actions du Parti Radical de Gauche !

 

 

Par Gérard Méjean - Publié dans : politique - Communauté : Les blogs républicains
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Dimanche 8 novembre 2009

Couvre-feu, ces mots forts doivent encore résonner aux oreilles de nos parents et grands-parents, évoquant les heures sombres de l’occupation Allemande.

Ce terme est en effet plutôt associé aux périodes de guerre (civile ou non) en permettant de mettre à l’abri la population (ou les autorités) des agissements de dangereux terroristes.

De plus, la rupture du couvre-feu fait planer sur le contrevenant le risque de se faire tirer dessus par les services chargés du maintien de l’ordre.

 

Mais de quels dangereux terroristes parle-t-on exactement ? De hordes de jeunes de moins de 13 ans, assoiffés de haine et de violence et risquant de faire vaciller les fondements de notre république. Et c’est là que l’on se demande ce qui est encore passé par la tête de Mr Brice Hortefeux en lançant cette idée, alors que les chiffres de la délinquance (ceux du ministère de l’intérieur) montre une baisse des mises en cause d’enfants de moins de 13 ans, et que les services de police et de gendarmerie se disent incapable, alors que leurs effectifs sont en baisse, d’assurer ces contrôles supplémentaires.

 

Et puis soudain, tout s’éclaire ! Mr Hortefeux dirige le ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. En plein débat sur le projet de loi de réforme des collectivités territoriales, cette histoire de couvre-feu permet une fois de plus de faire diversion, et évite de parler du vrai problème, bien que moins électoraliste à 4 mois des prochaines élections régionales, à savoir l’avenir de nos collectivités territoriales.

 

 

Par Gérard Méjean - Publié dans : politique - Communauté : Les blogs républicains
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