Couvre-feu, ces mots forts doivent encore résonner aux oreilles de nos parents et grands-parents, évoquant les heures sombres de l’occupation Allemande.
Ce terme est en effet plutôt associé aux périodes de guerre (civile ou non) en permettant de mettre à l’abri la population (ou les autorités) des agissements de dangereux terroristes.
De plus, la rupture du couvre-feu fait planer sur le contrevenant le risque de se faire tirer dessus par les services chargés du maintien de l’ordre.
Mais de quels dangereux terroristes parle-t-on exactement ? De hordes de jeunes de moins de 13 ans, assoiffés de haine et de violence et risquant de faire vaciller les fondements de notre république. Et c’est là que l’on se demande ce qui est encore passé par la tête de Mr Brice Hortefeux en lançant cette idée, alors que les chiffres de la délinquance (ceux du ministère de l’intérieur) montre une baisse des mises en cause d’enfants de moins de 13 ans, et que les services de police et de gendarmerie se disent incapable, alors que leurs effectifs sont en baisse, d’assurer ces contrôles supplémentaires.
Et puis soudain, tout s’éclaire ! Mr Hortefeux dirige le ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales. En plein débat sur le projet de loi de réforme des collectivités territoriales, cette histoire de couvre-feu permet une fois de plus de faire diversion, et évite de parler du vrai problème, bien que moins électoraliste à 4 mois des prochaines élections régionales, à savoir l’avenir de nos collectivités territoriales.